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L’AFMED offre le buste du Professeur Diomi à la Faculté de Médecine pour ses 60 ans d’existence.

Malgré la forte pluie qui s’est abattue le jeudi 16 novembre 2017 sur toute l’étendue de la Ville de Kinshasa, les 60 ans de la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa ont été célébrés avec faste. Une pluie que le Professeur Dr Kayembe Ntumba, l’actuel Doyen de ladite Faculté, a qualifié de « lupemba » (c’est-à-dire une « bénédiction » en tshiluba, l’une de quatre langues nationales en République démocratique du Congo).

Tôt le matin, autour de 8 heures déjà, des centaines d’étudiants ont bravé la pluie pour prendre part à cette matinée scientifique organisée par le Décanat de la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa. Une journée festive qui a commencé par quatre leçons magistrales, dont trois données par des professeurs et docteurs membres du corps académique de la fille aînée des écoles de formation médicales que compte la République démocratique du Congo.

Mot de bienvenue du Doyen 60 ans Faculté de Médecine de l'Université de Kinshasa

Mot de bienvenue du Doyen 60 ans Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa

Après le mot de bienvenue du Doyen de la Faculté de Médecine, suivi de l’allocution du Recteur de l’Université de Kinshasa, la communauté universitaire a assisté à la première leçon magistrale du Professeur historien Sabakinu sur l’histoire de la médecine au Congo-Kinshasa. De son exposé, on retiendra que la Faculté de Médecine de l’Unikin tire ses origines à Kisantu, dans l’ancienne province du Bas-Congo. Elle fut constituée le 12 octobre 1954.

Traquer le mal, le mesurer et le vaincre, tels étaient des objectifs qui ont permis au bassin du Congo de servir autour du 19e siecle de laboratoire pour la recherche médicale. Les missions chrétiennes et les entreprises commerciales ont largement contribué à l’émergence des centres médicaux sur le territoire congolais. Plus tard, c’est la lutte contre la maladie du sommeil qui a amené des médecins belges à aller vers les malades dans les villages. En effet, les premières années de l’époque coloniale ont été caractérisées par une couverture médicale embryonnaire au Congo. Les indigènes ont commencé à bénéficier des soins dès 1905. Jusqu’en 1910, la santé au Congo n’avait bénéficié que d’une organisation limitée. L’histoire retiendra que certains médecins belges exerçaient aussi des métiers alternatifs: tantôt médecins, tantôt militaires. À cette époque, certains émigrants européens se faisaient soigner aussi en cachette par des guérisseurs africains.

Après l’histoire de la médecine au Congo-Kinshasa, les étudiants ont édifié leurs connaissances en rapport avec le réchauffement climatique et ses conséquences sur la santé. De cette deuxième leçon magistrale du jeune Professeur Matangila, Docteur et expert en Médecine tropicale, la communauté a retenu que si d’ici 2100, il fera de plus en plus très chaud sur la terre, l’Afrique subsaharienne, l’Asie et l’Amérique du Sud seront comptées parmi les régions les plus affectées. Ce réchauffement climatique, dont l’homme est en partie responsable, pourra compromettre 50 années en termes d’avancées dans le domaine de la santé publique.

Face à cette menace réelle, le Professeur Matangila a relevé l’insuffisance des niveaux d’adaptation en République démocratique du Congo. Ces insuffisances concernent particulièrement la gestion des urgences et des catastrophes naturelles au Congo-Kinshasa. Actuellement, les conséquences du réchauffement climatique sur le territoire congolais sont notamment la hausse de la mortalité palustre des enfants de moins de 5 ans et ce, malgré la hausse de la production et de la distribution des moustiquaires imprégnées aux populations.

Le buste du Professeur Diomi, Premier Doyen Congolais noir de la Faculté de Médecine, réalisé par l'AFMED Unikin Novembre 2017)

Le buste du Professeur Diomi, Premier Doyen Congolais noir de la Faculté de Médecine, réalisé par l’AFMED Unikin (Novembre 2017)

Après la première partie dédiée aux leçons magistrales, professeurs, médecins et étudiants en médecine ont effectué une marche dénommée « Blouses blanches pour la vie », partie de la Salle des promotions « Mgr Luc Gillon jusqu’à la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa.

L’objectif était pour les organisateurs et les médecins de réaffirmer l’engagement des professionnels de la santé à tout mettre en oeuvre pour sauver des vies. C’est là que l’AFMED a dévoilé le buste du Professeur Pierre Diomi, premier Doyen congolais noir à la Faculté de Médecine pour saluer la mémoire et l’apport de tous ceux qui ont travaillé au développement de cette école médicale en République démocratique du Congo.

Après la marche de santé, les étudiants ont pris part aux différentes activités culturelles dont le ballet folklorique avec la troupe de l’artiste Eddy Mboyo. Plusieurs partenaires ont fait le déplacement pour se déployer afin d’accompagner cette journée festive à l’Université de Kinshasa. Fidèle à sa politique de sensibilisation des populations, le SANRU a distribué quelques produits pharmaceutiques et contraceptifs aux étudiants, en leur expliquant les défis actuels du VIH/SIDA, des maladies sexuellement transmissibles, etc.

 

novembre 17, 2017

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